La manufacture d’armes

Une production de plus de 12 000 armes par an

Les bâtiments actuels datent de 1864 et s’étendent sur une surface de douze hectares près de la place Carnot. Conçue dans l’esprit des architectures rationalistes du XVIIIe siècle, dans la lignée des Salines de Claude Nicolas Ledoux et du Grand-Hornu près de Mons, la manufacture est un « palais » industriel et militaire, en briques rouges et pierres blanches, une représentation prestigieuse de la puissance du second Empire. Une partie des bâtiments, dont l’hôtel des directeurs, ont été détruits pour la réalisation de la cité du design.

L’industrie de l’arme est implantée très tôt à Saint-Étienne, se servant des eaux de la rivière le Furan pour refroidir le métal. La manufacture, était initialement située place Chavanelle. L’usine produisait des armes militaires de guerre et des armes civiles.

À l’approche de la révolution industrielle, l’activité ne cessa d’augmenter avec une production supérieure à 12 000 armes par an. Cela nécessita le déménagement dans plusieurs sites dispersés dans la ville.

Dès le début de la Révolution, la fabrication des armes prit une telle extension qu’on chercha par tous les moyens à accélérer leur production. Saint-Étienne est reconnue comme ville d’armes et fut surnommée Armeville.

La « Manu » comme elle sera appelée plus tard fournira le fusil Chassepot et Lebel, le fusil MAS36 ou encore le FAMAS, pour fusil d’assaut de la Manufacture d’armes de Saint-Étienne. La fabrication du fusil d’assaut a été arrêtée à Saint-Etienne en 2000.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Manufacture d’armes de Saint-Étienne de Wikipédia en français (auteurs)

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2017-02-01T10:57:13+00:00