La Rubanerie

Les métiers mécaniques sont introduits après 1772 à Saint-Étienne qui va devenir un important pôle de fabrication du ruban de soie. En 1786, il y avait dans la région stéphanoise 15 250 métiers à tisser qui dégageaient environ 17 millions de francs de bénéfices, dont la moitié provenait des exportations. Après la période de la Révolution Française et de l’Empire, l’industrie du ruban connaît un essor très important, et entre 1815 à 1856, c’est l’âge d’or pour le ruban stéphanois. En effet, la ville réussit à adapter la mécanique Jacquard au métier de ruban. L’avantage de cette innovation technique de l’époque était de produire une plus grande variété de rubans. En 1846, le chiffre d’affaires de Saint-Étienne est de 46 millions de francs contre 20 millions pour sa grande rivale Bâle (en Suisses).

Désormais, le ruban bon marché l’emporte sur le ruban de luxe avec la banalisation de la consommation. La confection utilise moins de soie et davantage de coton. La production dispersée dans les ateliers familiaux recule au profit de la production en usine. Le protectionnisme favorise la mise en place d’industries nationales aux dépens de Saint-Étienne et de Bâle : ainsi aux États-Unis, la ville de Paterson devient un grand centre de production. En Allemagne, la fabrique est dispersée entre Krefeld, Barmen et Elberfeld (ces deux villes formant aujourd’hui Wuppertal).

À la veille de la Première Guerre mondiale, la rubanerie occupait 30 000 personnes et faisait vivre, avec les industries annexes, plus de 80 000 personnes autour de Saint-Étienne.

Aujourd’hui, une cinquantaine d’entreprises employant 3 000 personnes travaillent dans ce secteur dans la région stéphanoise pour le marché mondial. Par exemple la société JULIEN FAURE , labellisée “entreprise du patrimoine vivant” continue de faire vivre ce savoir-faire en créant et fabriquant des tissus pour la haute couture et la mode.

Contenu soumis à la licence CC-BY-SA. Source : Article Rubanerie de Wikipédia en français (auteurs)

2017-01-23T17:27:45+00:00